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Andrea Kelowna, C.-B.


Pour Andrea Mayer, qui doit se rendre à Vancouver pour suivre ses traitements contre le cancer, il y a une grande différence entre voyager en autobus en avion. Grâce aux voyages en avion, « mes rendez-vous ne nuisent pas à ma vie familiale : je n’ai pas à m’inquiéter pour mes enfants », dit Andrea.

En janvier 2003, Andrea reçoit un premier diagnostic de cancer. Tous les trois mois, elle doit faire plus de cinq heures de route en autocar de chez elle, à Kelowna, jusqu’à Vancouver. « C’était difficile pour moi, car je suis une mère célibataire et mes enfants étaient très jeunes à l’époque », précise-t-elle. Chaque fois qu’Andrea a un rendez-vous à Vancouver, elle doit trouver un endroit où ses enfants pourront dormir, demander à un ami de venir la chercher au terminus et de la reconduire à son rendez-vous, dormir chez cet ami, puis, le matin suivant, refaire cinq heures de route en autobus jusqu’à Kelowna afin d’être de retour à temps pour mener ses enfants à l’école. Il en sera ainsi pendant les cinq années suivant son diagnostic.

Comme sa mère est morte du cancer du sein en 1999, Andrea passe des tests, en 2005, afin de déterminer si son cancer est héréditaire. Bien qu’elle ait le cancer du sein, comme sa mère, le test laisse croire que le cancer ne lui a pas été transmis génétiquement. 

Toutefois, un nouveau diagnostic reçu plus tôt cette année met en doute ces résultats. En mars, les oncologues révèlent à Andrea qu’elle a de nouveau le cancer. Il ne s’agit pas d’une récidive, mais bien d’un autre cancer. « C’était une copie conforme de mon premier cancer », affirme-t-elle. À Vancouver, les médecins font passer d’autres tests à Andrea afin de déterminer si le cancer est héréditaire. Ils confirment que c’est bien le cas, et que les résultats du premier test étaient inexacts. « C’est comme s’il manquait des chapitres dans mon chromosome, comme des pages manquantes dans un livre », explique Andrea.
 

« Les services de Vols d’espoir me sont très utiles, car les vols durent tous moins d’une heure. Je ne pourrais pas faire tout ça sans Vols d’espoir. »


À la lumière du nouveau diagnostic, elle demande des fonds à la BC Cancer Agency afin d’alléger les dépenses associées aux traitements. La représentante qui évalue sa demande lui parle de Vols d’espoir. Un ami qui avait déjà utilisé les services de l’organisme lui assure également que l’on pourra lui venir en aide; elle demande donc un vol pour Vancouver. 

La reconstruction mammaire d’Andrea, suivant sa double mastectomie prophylactique, n’est pas encore terminée. De plus, elle a récemment reçu un diagnostic de cancer des trompes de Fallope, causé par la mutation de son gène BRCA1. Ce diagnostic signifie qu’Andrea doit s’absenter plus souvent du travail et repousser sa reconstruction mammaire. « Il n’y a pas les spécialistes dont j’ai besoin, à Kelowna. J’ai besoin d’autres interventions chirurgicales et il n’y a qu’à Vancouver que c’est possible », précise-t-elle.

Andrea, qui commence sa troisième chimiothérapie, affirme que les vols organisés par Vols d’espoir ont facilité le processus, malgré tout. « Les services de Vols d’espoir me sont très utiles, car les vols durent tous moins d’une heure », souligne-t-elle. « Je ne pourrais pas faire tout ça sans Vols d’espoir. » Maintenant, grâce aux vols gratuits, Andrea prend l’Aérotrain jusqu’à son rendez-vous et revient en avion le même jour. « Je remercie le ciel pour Vols d’espoir », dit-elle. « C’est une véritable bénédiction et j’en suis très reconnaissante. »