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Nos cofondatrices


co-founders.jpgEn 1984, Jinnie Bradshaw, C.M., travaille au service de marketing d’Air Canada. Elle apprend l’existence du Corporate Angel Network, au nord-est des États-Unis, qui transporte des patients atteints de cancer à bord d’avions commerciaux afin qu’ils puissent aller suivre leurs traitements. Jinnie est convaincue que le Canada a aussi besoin d’un tel service, mais aucun n’existe à l’époque.

Pendant ce temps, Joan Rogers, bénévole au Princess Margaret Hospital, à Toronto, voit dans quel état se trouvent les patients venant des Maritimes qui arrivent à l’hôpital après un voyage de 15 à 20 heures en autobus. Elle sait qu’il doit y avoir une meilleure solution pour le transport de ces patients.

Jinnie rêve de créer un organisme sans but lucratif qui pourrait aider les patients à se rendre plus rapidement et facilement à leurs rendez-vous. Réalisant que cela prendra énormément de temps et d’engagement, elle démissionne de son travail à temps plein pour mettre sur pied le nouvel organisme canadien. Elle recrute des amis et des collègues pour l’aider, ainsi que des entreprises qui offrent des vols, et d’autres qui apportent un soutien financier. Puis, entre 1985 et 1986, période décisive s’il en est, les astres s’alignent pour que Jinnie et Joan se rencontrent grâce à des contacts à la Société canadienne du cancer. Ensemble, les deux visionnaires fondent Mission Air Transportation Network, maintenant connu sous le nom de Vols d’espoir. 

Elles apportent ainsi une solution simple, mais nécessaire, au problème de distance qui affecte de nombreuses familles canadiennes. Les fondatrices, passionnées, se donnent corps et âme à l’organisme, témoignant de leur engagement envers leur communauté. 

Joan Rogers s’implique bénévolement et demeure engagée dans les activités de Vols d’espoir jusqu’à son décès, en 2011. Au fil du temps, Jinnie occupe plusieurs postes au sein de l’organisme, dont celui de bénévole, de présidente du conseil d’administration et de directrice générale. Elle se retire de l’organisme en 2005, année où elle déménage à Victoria, en Colombie-Britannique, avec son mari. Cette année-là, elle devient membre de l’Ordre du Canada, en partie en reconnaissance de sa contribution indispensable à la fondation de Vols d’espoir.